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Les taux d’imposition durant la période qui s’étend de la fin de la Seconde guerre mondiale au début des années 1980 étaient si élevés en comparaison à ceux d’aujourd’hui que la majorité des gens s’étonnent devant les chiffres:
- Aux États-Unis, la tranche supérieure des revenus des plus riches était imposée à 91 % jusqu’en 1964.
- Au Royaume-Uni, ce taux s’élevait à 83 % lorsque Margaret Thatcher est arrivée au pouvoir en 1979.
- En France, les plus riches payaient entre 60 et 80 % d’impôt sur la tranche supérieure de leurs revenus durant toute la période de l’après-guerre.
- Au Canada, le taux le plus élevé, qui atteignait 46 % dans les années 1970, est aujourd’hui à 29 %. Le vent a tourné dans les années 1980 avec le gouvernement conservateur de Brian Mulroney. Les niveaux d’imposition sont passé de dix à trois (il y en a quatre aujourd’hui).
De nos jours, ces pays ont abaissé leur taux maximal d’imposition autour de 35 à 40%. En conséquence, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres sont de plus en plus nombreux car les gouvernements ont de moins en moins à leur offrir.
Le graphique suivant nous présente l’évolution du taux d’imposition aux États-Unis depuis le début du 20e siècle:
Traduction libre:
- Highest tax bracket: la plus haute tranche de revenus
- Lowest tax bracket: la plus basse tranche de revenus
- World war I: Première guerre mondiale. Trois hausses de taxes sont imposées pour répondre aux besoins en temps de guerre.
- Economic boom of the 1920s: Boom économique des années 1920. Le Congrès américain coupe les taxes à cinq reprises.
- The Revenue Act of 1932: La Loi sur le revenu de 1932. Les taux d’imposition sont majorés considérablement pour faire face à l’énorme déficit budgétaire causé par la Grande dépression. [L'impôt sur les plus hauts revenus passe de 25 à 63 %.]
- World war II: Deuxième guerre mondiale. Une hausse de taxes en 1944 amène le taux d’imposition des plus hauts revenus à 94%, un sommet historique [un tel taux d'imposition s'apparente à un plafond salarial et un plafond sur les revenus].
- 1964 rate cut: Baisse de taux en 1964. Le président Johnson signe une mesure proposée par le président Kennedy pour stimuler l’économie [comme quoi l'idée (pas toujours vraie) qu'une baisse d'impôt stimule l'économie ne date pas d'hier].
- [1981: Premère baisse d'impôt de Reagan]
- Tax reform act of 1986: Loi de réforme de la taxation de 1986. Cette simplification majeure de la taxation élargit la base des impôts et abaisse les taux d’imposition [Deuxième baisse d'impôt de Reagan].
- 2001 tax cut: Coupure de taxes en 2001. Le président Bush remplit sa promesse de rendre aux payeurs de taxes les surplus budgétaires prévus, sous la forme de réduction d’impôts.
Le taux d’imposition, les inégalités et les crises économiques
La semaine dernière, je vous ai présenté un graphique, ici reproduit en petite taille, qui répondait à la question «Les plus riches ont-ils toujours été aussi riches?». Ce graphique, lorsque comparé à celui sur l’évolution du taux d’imposition, nous montre que les inégalités sont les plus importantes lorsque les taux d’imposition des plus riches sont au plus bas.
Autrement dit, la croissance des inégalités est liée à la baisse du taux d’imposition. Ainsi, taxer davantage les riches contribuerait à réduire les inégalités.
De plus, il s’avère que la Grande dépression de 1929 et la Grande récession de 2008 se sont produites lorsque les taux d’imposition des plus riches étaient à leur plus bas. Et au contraire, les taux d’imposition étaient historiquement élevés durant la longue période de prospérité des années 1945 à 1980.
Croyez-vous que la redistribution de la richesse soit liée à la prospérité économique? Les affirmations suivantes sont-elles valables selon vous?
- L’accroissement des inégalités nuit à la croissance économique.
- Taxer davantage les plus riches pourrait contribuer à relancer l’économie.


C’est très intéressant! Par contre, les taux très élevés ont permis à une industrie appelée "Évasion Fiscale" de connaître un essor considérable que seuls les très riches avaient les moyens de se le permettre. Qui donc devait être affecté par ces taux? Les plus riches de la classe moyenne…
On peut démolir la Libye, mettre la Corée du Nord, Cuba, etc sous tutelle ou embargo mais ne pourrait-on pas mettre les Iles Caïman, Bahreïn, Singapour ou le Luxembourg au pas??? Ces hauts lieux de l’évasion fiscale sont connus de nos dirigeants!!!
Mme Bettencourt vient d’être rattrapée par le fisc (vive la trahison de l’UMP) et va rembourser sans trembler 77 millions d’euros!!! La complaisance doit cesser et l’intérêt général TRIOMPHER!!!
Tiens c’est marrant de voir à nouveau le Luxembourg cité et comparé …. pour information, et pour remettre l’église au milieu du village :
1) Il n’y a pas plus européen que le 1° ministre Luxembourgeois …. Le Luxembourg se plie bon gré, mal gré à toutes les exigeances budgétaires et financières de l’Europe … loin devant la France par exemple.
2) Le "secret bancaire" qui n’est plus ce qu’il était est tout à fait semblable à d’autres pays …. je vous rappelle qu’il y a un secret bancaire en Belgique, en Autriche et en Suisse pour ne citer qu’eux
3) Au Luxembourg, un certain organisme de controle financier gouvernementale (la CSSF pour ceux que cela intéresse) est tellement stricte sur les investissements faits au Luxembourg par les grandes fortunes internationales, qu’il est plus facile actuellement de créer une société panaméenne ou une BVI (British Virgine Island) à METZ/NANCY (France) qu’à Luxembourg …. La France est largement moins stricte et plus laxiste sur l’évasion fiscale des autres quand elle vient chez elle
On peut en dire autant sur le système des Intérêts Notionels en Belgique.
4) Et pour finir TOUS les pays du monde on leur propre système d’évasion fiscale :
- France "chapote" Monaco, Andore et d’une certaine façon les iles Gernesées
- UK controle les British Vergin Islands
- Australie possède la Tasmanie
- USA possède le Delaware (l’état ou il y a la plus grande évasion fiscale de tous les temps)
- Chine a maintenant HongKong
Etc, etc, etc ……
Vive le concombre masquée!
Je te soutiens dans tes dires cher ami! Et je confirme l’énorme problème des intérêts notionnels:
Alors qu’ils devaient créer de nombreux emplois, on se rend compte aujourd’hui qu’ils n’ont rien créée du tout (-2500 emplois pour les sociétés qui en profitaient) mais qu’en plus l’État Belge a perdu en recette fiscale plus de 25 milliards d’euros…
On en recherche justement 20 à l’heure actuelle…
Les gouvernements se sont coupés l’herbe sous le pied en se privant de telles recettes fiscales. Maintenant, c’est à la classe moyenne (plus pour très longtemps) de payer pour ces cadeaux faits aux plus aisés.
Ça ne devrait pas être dans l’autre sens ? Ils paient quand l’économie va mal ?!!
Quand les plus riches paient des impôts, cet argent est redistribué à la population. Autrement dit, quand l’argent n’est pas tout concentré dans les mains de quelques gens très riches, l’économie va mieux.
Par exemple, si on donne 100 $ à quelqu’un qui est très riche, il y a peu de chance que cet argent soit dépensé et il est fort probable que ce milliardaire mette cet argent de côté. Par contre, lorsqu’un pauvre ou quelqu’un de la classe moyenne dispose de 100 $ de plus, cet argent sera dépensé, fera travailler des gens et, au final, contribuera à faire rouler l’économie.
Tout à fait d’accord! C’est très juste ce que vous dites
Je suis plus que d’accord avec toi! Alors pourquoi ils ne comprennent pas? Car cet argent dépasse au final, il finit aussi dans leur poche et la vie serait plus cool pour tout le monde et pas que pour une élite.
Édifiant en effet. Le problème est même pire aujourd’hui dans la mesure où certaines entreprises ou particuliers ne payent carrément plus d’impôt en s’exilant dans les paradis fiscaux.
Avec une meilleure répartition des richesses et une véritable transparence financière, parlerait-on encore de crise financière ? Pas sûr…
Super blog ! Notamment ce dernier article (je viens de découvrir le blog): simple, clair, pédagogique, renseigné. Top ! Merci
Ouais, super blog!
Voilà (enfin!) décrit en mots simples des situations économiques complexes, le tout appuyé de graphiques pertinents et succinctement expliqués ensuite. Chapeau!
Tous les Indignés devraient s’y abonner…
Je suis économiste et très intéressée par cet article, vraiment bien! Me serait-il possible de connaître vos sources (chiffres, graphiques etc.)? merci beaucoup.
Mes informations proviennent de plusieurs sources. En voici quelques unes:
merci beaucoup!
Bonjour,
Je suis totalement d’accord avec les conclusions. Malgré tout, je me demande s’il n’y a pas un biais dans la mesure où les assiettes ont du varier avec le temps. Par exemple, on peut imaginer qu’à un moment donné, les impôts étaient plus bas dans la tranche la plus haute, mais que celle-ci concernait plus de gens (par exemple en fusionnant les deux tranches les plus hautes de l’impôt sur le revenu et en prenant un taux d’imposition médian).
Bien entendu, je ne pense pas que ce soit le cas, et l’ensemble des résultats donne pas mal de corps à ces données. Malgré tout, j’aimerais bien trouver le pourcentage de gens concernés par cette tranche la plus haute, afin de voir si elle aussi varie avec le temps. Et puis, cela permettrait de clore une fois pour toute ce fameux débat sur l’évasion fiscale (qui ne concerne à mon sens pas grand monde au final, mis à part Johnny et quelques tennismen…)
En tout cas, merci pour ces informations.
Salut!
Bonne question. Selon les informations que j’ai pu recueillir, les paliers d’imposition étaient plus nombreux lorsque les taux d’imposition marginaux étaient les plus élevés. Par exemple, aux États-Unis, la hausse d’impôt qui a suivi le Krach de 1929 était basée sur un tableau comportant 55 paliers d’imposition! Le dernier pallier d’imposition s’élevait à 63% et touchait ceux qui gagnaient plus de un million de dollar en 1932!!
Au Canada, j’ai déjà lu un article dans lequel il était question des multiples tranches d’imposition qui existaient auparavant et qui ont été fusionnées avec l’arrivée au pouvoir des Conservateurs de Brian Mulroney.
@Christian, est-ce que l’on sait si ces données tiennent compte de l’impôts des sociétés?
Voici un graphique qui présente séparément les taux d’imposition pour les revenus des individus, des entreprises et les gains sur le capital:
Super intéressant comme graphique, merci!
Il y a dans ce graphique un point très important à mentionner: dans le haut c’est écrit "dividends not taxed" pour les périodes où le taux était à comble.
Génial!!! Même pas besoin d’évasion fiscale…
Et pour le reste de l’argent, elle devait surement se ballader entre les sociétés pour éviter de payer plus 50% d’impôts.
La corrélation est tout à fait fallacieuse ; elle n’explique rien.
http://www.iedm.org/fr/36940-peut-on-regler-le-deficit-en-pigeant-davantage-dans-les-poches-des-riches
Olivier, ton lien est excellent!
@Olivier Vous mentionnez que je n’explique rien, alors que votre seule et unique explication visant à justifier votre objection à une corrélation, que vous qualifiez de fallacieuse, se trouve camouflée derrière l’opinion de l’Institut économique de Montréal… dont l’essence est diamétralement opposée à la pensée socioéconomique qui est aussi mienne. En d’autres mots j’ai tort, l’IEDM a raison.
@Isabelle et @Olivier Vous trouverez ma réponse dans mon article d’aujourd’hui intitulé Réduire les subventions aux garderies ou hausser les impôts des plus riches… que propose l’Institut économique de Montréal?
Question peut être conne mais pourquoi les plus riches devraient aider les plus pauvres ? Quel est leur intérêt ? De quel niveau de richesse parlons-nous ?
Je trouve plutôt très pertinente ta question! Et en fait en étudiant l’histoire, on se rend compte que le seul intérêt, d’un monarque par exemple, est de maintenir le peuple dans un état où il est juste assez confortable pour ne pas se révolter. Ainsi, le monarque peut continuer de tenter de conquérir des territoires ou étendre son influence, et par le fait même de s’enrichir. Pourquoi? Par ce que c’est ça qu’il le motive, c’est sa passion. Donald Trump aime le thrill qu’est la négociation de transactions immobilières, être riche c’est la conséquence de sa passion…
Les rois étaient propriétaires des royaumes et cela fait toute la différence avec la gestion par des employés, quelques soient leurs qualités.
Les guerres étaient presque toutes des luttes de succession.
"En conséquence, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres sont de plus en plus nombreux car les gouvernements ont de moins en moins à leur offrir."
N’importe quoi, j’ai arrêté de lire à partir de ce moment là…
Le nombre de riches n’est de toute façons pas assez elevé (et ne l’a jamais été) pour que leurs impôts (même à 100% admettons) prennent en charge la population…
Cette idée est complétement ridicule. Je rajoute qu’il est aussi ridicule de penser que parce que certains ont beaucoup d’argent cela empêcherait les autres d’en gagner comme sous entendu dans votre raisonnement.
Au fait, que nous rapporte l’évasion fiscale ? Au bout du bout, on fait des lois pour littéralement PUNIR les gens qui ont plus d’argent que les autres, le résultat c’est qu’on ne récupère rien, ni les impôts ni les éventuels investissement… allez comprendre.
Pour rappel, selon l’expansion 200 milliards d’€ de capitaux français dorment tranquillement dans les banques suisses… et je ne fais pas le tour de tous les autres paradis fiscaux collés à notre pays…
La France, ce beau pays qui se targue d’être cartésien, est en train de s’éffondrer dans la démago (ou la jalousie) la plus profonde. On est pas prêt de s’en sortir….
Qui parle que les plus riches doivent prendre en charge les populations avec leurs impôts? Cet article traite seulement de la redistribution d’une partie de la richesse afin de réduire les inégalités, comme cela se faisait avant l’arrivée du néolibéralisme il y a 30 ans.
Vous avez droit à votre opinion, cependant, l’histoire démontre que vous avez tord de croire que les plus riches peuvent s’enrichir sans affecter le reste de la population. Par exemple, comment expliquez-vous que, depuis 30 ans, nos sociétés créent davantage de richesses qu’elles n’en ont jamais créées alors que le revenu familial stagne?
Parce que la population augmente et le gâteau (du travail) non !
L’état étant le plus mauvais gestionnaire – car il n’a pas de punition – il doit disposer du minimum vital pour ses missions régaliennes. Je ne parle pas des politiques – qui vont et viennent – mais bien de l’état, représenté par ses hauts fonctionnaires intouchables et irresponsables (d’où l’invention des "politiques" !) mais qui sont les vrais (très mauvais) gestionnaires.
Vous avez une version anglaise de cet article? Merci!
Actuellement, il n’y a malheureusement personne qui a traduit cet article en anglais. Cependant, plusieurs liens et images dans cet article renvoient vers des pages Web en anglais. Si cela peut vous aider
Il faudrait possiblement revoir les tactiques des personnes riches pour s’enrichir et changer le système pour prévenir le sur-enrichissement et forcer le surplus de profit être retourné à l’État et ne pas avoir à sur-imposer les riches si il ne sont plus aussi riche, voire interdire aux compagnies de verser des indemnités de départ qui dépassent le 200$US ou autre versement maximal par année que les dirigeants de compagnie puissent recevoir. Forcer aussi les compagnies à offrir un salaire harmonisé aux profits de celles-ci, aux employés plutôt que de voir la tranche principal des bonus affecter seulement les poches des dirigeants, de façon à mieux partager les profits versés aux personnes qui font vivre et fonctionner une entreprise et non engraisser des dirigeant qui sont déjà plus que aisés financièrement.
Mais peu importe, les riches grincheront toujours des dents quand on leur demande de payer des impôts ou d’être équitables avec leur subordonnés.
Petite expérience mentale pouvant expliquer pourquoi une plus grande inégalité est mauvaise pour l’économie et, surtout, pour la tranche de la population la plus pauvre.
Imaginons un pays avec quatre habitants. Par besoin de simplification, nos quatre habitants n’ont qu’un seul besoin essentiel pour lequel ils ne sont pas auto-suffisants: manger. Ils doivent donc importer leur blé. Aussi, par besoin de simplification, tout leur surplus de production (ils travaillent dans la même usine) est exporté. Produire du blé pour une personne coûte 50 crédits par année, la production est en fonction de la demande et l’inflation n’existe pas.
Si nos habitants gagnent respectivement , 100, 110 et 120 et 130 crédits par année, le pays voisin va vendre son blé à 100 crédits pour maximiser sont profit. En effet, à 100 crédits par personne, le profit total sera de 200 crédits (4×100 – 4×50 = 200). Si le blé est vendu à 110 crédits, le profit ne sera que de 180 crédits puisque la personne la plus pauvre ne pourra se payer à manger (3×110 – 3×50 = 180).
Le blé à 120 crédits, le profit tomberait à 140 crédit (2×120 – 2×50 = 140), le blé à 130 crédits, c’est seulement 80 de profit. (130-50=80). Donc, dans une situation où les revenus sont à peu près égaux (différence de 30% entre le plus haut et le plus bas), tous peuvent manger, vivre et produire.
Si nos habitants gagnent respectivement 100, 125, 175 et 400 crédits par année, le pays voisin va vendre son blé à 400 crédits pour maximiser ses profits. En effet:
- À 100 crédits, le profit est de 200 crédits (4×100 – 4×50 = 200)
- À 125 crédits, le profit monte à 225 crédit (3×125 – 3×50 = 225)
- À 175 crédits, le profit monte à 250 crédits (2×175 – 2×50= 250)
- À 400 crédits, le profit monte à 350 crédits (400 – 50 = 350)
Donc, dans une situation où les inégalités sont grandes (l’écart entre plus riche et pauvre est de 400%), le mécanisme de l’offre et de la demande fait en sorte que la majorité ne peut se payer l’essentiel. Ils vont creuver de faim. Le pays ne pourra plus produire (une seule personne ne peut faire fonctionner l’usine) et l’année suivante, faute de revenu, le dernier résidant va creuver de faim aussi parce que ses revenus vont tomber à 0.
Conclusion: dans un libre marché d’un pays industrialisé où les prix sont gouvernés par l’offre et la demande, ce sont les innégalités de revenus qui créent la pauvreté et non pas la rareté.
Supposons un pays avec 1500 très riches et 40.000.000 de pauvres +23.000.000 de classe moyenne qui ne sert à rien dans un premier temps.
On prélève 1.000.000.000 aux 1500 riches ; cela donne 25 par pauvre et 1.000.000.000 d’investissement productif en moins.
Car un "riche" ne garde pas ses sous ni sous son matelas, ni au livret A ou autre ; il investit et crée des emplois qui vont permettre à environ 10.000 pauvres de ne plus l’être.
De plus les 25 par pauvre vont leur permettre d’acheter des produits chinois par exemple. Une perte sèche pour l’économie!
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