Incroyable! Une ville sans trafic, sans bouchon et sans voiture!!

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Je vous présente aujourd’hui une excellente vidéo réalisée par Yannick Cornet à Copenhague, au Danemark. Comme moi, vous serez sans doute bien étonnés de constater la situation là-bas à l’heure de pointe!

Au programme:

  • Un petit tour guidé de Copenhague à l’heure de pointe (en vélo)
  • Des solutions pour le développement durable (en anglais)
  • Une trame sonore des plus agréables :)

Making Sustannable Life Attractive

Il n’y a pas de solution unique au développement durable, qui est complexe et de grande envergure. C’est plutôt un ensemble de solutions, fonctionnant en synergie les unes avec les autres, qui sont nécessaires. Dans cette vidéo, l’auteur Yannick Cornet nous présente cinq solutions de grande envergure qui ont été implantées avec succès dans son quartier, celui de Nørrebro à Copenhangue. Il s’agit du quartier le plus dense de la ville avec plus de 20 000 habitants par km2. C’est aussi le quartier où le nombre de véhicules automobiles par habitant est le plus faible: environ 13 voitures pour 100 habitants! La moyenne pour Copenhague est d’environ 20 voitures pour 100 personnes.

1. Une planification urbaine favorisant la proximité

À Copenhague, les écoles et garderies sont disséminées près des habitations, afin qu’il soit facile de s’y rendre sans voiture. Étant donné le peu d’automobiles, les stationnements des blocs appartements sont principalement utilisés par les bicyclettes.

2. Des moyens de transports alternatifs faciles, attrayants et sécuritaires

Lorsqu’il neige, les pistes cyclables sont dégagées avant les rues!

Le rue ne ressemblent pas tant à des rues qu’à des espaces partagés où les autos peuvent passer mais sûrement sans se sentir les bienvenus à passer à toute allure.

Les transports alternatifs sont peu chers, simples et ils fonctionnent sous toutes les conditions météorologiques et ce, même à Copenhague où il vente, pleut et neige à l’occasion.

À Copenhague, les rues disposent de deux pistes cyclables, une de chaque côté pour chaque direction. En outre, chacune des deux pistes cyclables dispose de deux voies réservées!

Les feux de circulation sont synchronisés sur le trafic des vélos et non pas avec les voitures!

Copenhague à l'heure de pointe!!!

Vous serez stupéfaits de l’absence de trafic automobile dans les rues de la ville à l’heure de pointe!

3. Un service de transport en commun attrayant et rapide

En réservant l’artère principale au transport en commun, les autobus passent toutes les quatre minutes, elles ne restent pas bloquées dans le trafic, c’est devenu si populaire que les lignes d’autobus sont victimes de leur propres succès et roulent à pleine capacité presque toute la journée.

Pourquoi permettre à un autobus de rester pris dans le trafic?

4. De l’espace pour les piétons

À Copenhague, les trottoir sont encore plus larges que les pistes cyclables et ils sont équipés de bancs et de stationnements pour les vélos.

Les trottoirs sont continus de telle manière que ce sont les voitures qui ont l’impression de traverser le trottoir plutôt que de laisser les piétons traverser la rue.

5. Une volonté politique de favoriser un développement durable

Les quatre solutions précédentes n’occasionnent pas de dépenses, elles sont possibles en fonction de ce qui est planifié et décidé.

Rendons attrayants ce dont nous voulons davantage.

Présentation de Yannick Cornet

L’auteur de cette vidéo est né en Bruxelles et il a grandi à Montréal. Il vit maintenant à Copenhague avec sa femme Annika et sa petite fille Eleonora, qui a été fabriquée en Chine ;)

Charest et Sarkozy, amis du plus riche des milliardaires québécois

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Anonymous dévoile une vidéo tournée chez les Desmarais

Le 30 mai 2012, Anonymous a rendu publique un tournage vidéo d’une fête ayant eu lieu au château des Desmarais en 2008.

Voici la capsule vidéo de présentation faite par Anonymous. Dans cette capsule, Anonymous affirme que des politiciens au pouvoir au Canada sont liés d’amitié alors qu’aux yeux du peuple canadien, ce mêmes politiciens sont des rivaux!

Et voici le tournage vidéo dévoilé par Anonymous. Prenez votre temps, le tournage s’étend sur 2 heures 9 minutes. Si vous désirez voir rapidement Jean Charest ou un autre politicien en particulier, les minutes auxquelles ils apparaissent sont listées au bas de la vidéo.

Vous pourrez voir vos politiciens et d’autres personnalités en procédant à une avance rapide selon le minutes indiqués ici:

Charest au château des DesmaraisPhoto du château inspiré des châteaux de France

Jean Charest a admis avoir été reçu plus d’une fois par la famille Desmarais, à Sagard, au domaine du président de Power Corporation.

Une lettre d’opinion de Amir Khadir, soulève les questions suivantes:

  • Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a admis avec été reçu au château de la famille Desmarais plus d’une fois. Pourquoi refuse-t-il de préciser le moment et l’objet de ces rencontres? Les Québécois ne sont-ils pas en droit de savoir ce que mijote Jean Charest avec la famille la plus riche du Québec?
  • Quelle différence y a-t-il entre un voyage sur le yacht d’un riche entrepreneur et des séjours de luxe dans le château d’un baron de la finance?

Accepter l’invitation de la puissante famille Desmarais constitue une violation flagrante des principes les plus élémentaires des règles applicables en matière de conflit d’intérêts.

Qu’elle est la position de Pauline Marois?

Selon Le Devoir, lorsqu’un journaliste lui a demandé pourquoi elle semblait avoir «peur» de parler de l’influence de Power Corporation et de Paul Desmarais, Mme Marois a semblé troublée et a mis fin à la conférence de presse.

Sarkozy au château des Desmarais

Photo du domaine Sagard où Sarkozy a été reçu par Paul Desmarais

Le domaine Sagard où Sarkozy a été reçu par Paul Desmarais

Sarkozy serait un des protégé de la famille Desmarais, selon www.rue89.com. Il aurait séjourné plusieurs fois au domaine Sagard, dans le château des Desmarais.

Normand Baillargeon en rajoute, en précisant: «À la réception donnée au Fouquet’s le 6 mai 2007 pour célébrer son accession à la présidence, Nicolas Sarkozy avait invité un certain Paul Desmarais. Le 15 février 2008, ce même Desmarais a reçu de Nicolas Sarkozy la Grand-Croix de la Légion d’honneur, une des plus hautes décorations décernée par la France.»

La famille Desmarais en tête des milliardaires québécois

Le Québec compte huit milliardaires selon La Presse du 9 mars 2011:

  1. La famille Desmarais, qui dirige le conglomérat Power Corporation du Canada (4,5 milliards US)
  2. La famille Saputo, qui contrôle l’entreprise laitière et alimentaire du même nom (3,4 milliards US)
  3. La famille Azrieli, qui a fait fortune dans les centres commerciaux (3,1 milliards US)
  4. Le cofondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté (2,5 milliards US)
  5. Robert Miller, du distributeur d’électronique Future Electronics (2,5 milliards US)
  6. Charles Bronfman, fortune héritée des spiritueux (2,0 milliards US)
  7. Le pharmacien Jean Coutu (1,3 milliard US)
  8. Le financier Stephen Jarislowsky (1,3 milliard US)

Le domaine Sagard, propriété de la famille Desmarais

Vue aérienne du domaine Sagard, propriété des Desmarais

Le domaine Sagard abrite la somptueuse résidence secondaire du financier Paul Desmarais (selon Wikipedia)

Le domaine de Sagard s’étend sur 75 km² dans Charlevoix. Le terrain compte 32 lacs.

Selon Normand Baillargeon, ce très vaste domaine a été acquis par les Desmarais en 1988 pour …1 $. Il est situé sur un TNO (Territoire non organisé). Il est de ce fait exempt de taxes municipales. Il est situé près d’un aéroport local, qui a joui de privilèges et de subventions afin de pouvoir accueillir les avions des Bush, des Clinton, du roi d’Espagne Juan Carlos, des Sarkozy et de tous ces autres prestigieux invités de la famille Desmarais.

Michel Hébert, du Journal de Québec, écrit: « Les invités sont généralement transportés là-bas par avion. […] Soit pour la chasse aux faisans, soit pour une réception, une bouffe ou un bal. C’est ce qu’ont fait les Desmarais quand ils ont inauguré leur domaine. Un gros party. Jean Charest et son épouse y étaient. »

Il y avait des gens de partout. Mais il y a de la place pour loger les gens. Il y avait jadis un camp de chasse là-bas, c’est devenu un hôtel de luxe. Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que c’est que la richesse, la vraie richesse

Plan Nord: après s’être endettés, comment allons-nous rembourser?

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Plan Nord Québec - Un "open bar" pour les multinationales?Dans l’éditorial du Devoir de ce matin, Jean-Robert Sansfaçon conclut:

 On emprunte aujourd’hui pour le Plan Nord en misant sur les retombées fiscales à très long terme des projets pour payer les intérêts des dépenses d’aujourd’hui. Quant à la dette elle-même, elle ne disparaîtra jamais.

Ça me rappelle cette excellente vidéo sur l’endettement des pays qui, en moins de 11 minutes, explique pourquoi les pays sont si endettés de nos jours.

Hausser les frais de scolarité ou augmenter les impôts des plus riches?

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De combien faudrait-il augmenter les impôts des plus riches?

Hausse des frais de scolarité: Charest est-il esclave de son idéologie?

Il suffirait d’ajouter 1,3 % au taux d’imposition sur les revenus de plus de 100 000 $ par année pour compenser la hausse des frais de scolarité que le gouvernement veut imposer aux étudiants.

De plus, au cas où ce serait trop dur pour les plus riches de subir une telle augmentation, celle-ci pourrait être étalée sur plusieurs années, comme celle proposée aux étudiants. ;)

En tenant compte de l’impôt fédéral, voici à quoi ressemblerait la nouvelle table d’imposition pour les revenus qui dépassent 100 000 $ au Québec:

Revenus imposables Niveau d’imposition actuel (2011) Niveau d’impôt en remplacement de la hausse des frais de scolarité
Entre 100 000 $ et 128 800 $ 45,7 % 47,0 %
Plus de 128 800 $ 48,2 % 49,5 %

Les plus riches sont-ils trop taxés?

Aux États-Unis, la tranche supérieure des revenus des plus riches était imposée à 91 % jusqu’en 1964.

Graphique du taux d'imposition aux États-Unis depuis 1913

Pour ceux qui pourraient considérer que les impôts des plus riches sont trop élevés, vous serez étonnés de voir quel était le niveau d’imposition des plus riches lorsque l’économie allait bien? Aux États-Unis, les plus riches était imposés jusqu’à 91 % au début des années 1960! Pour en savoir davantage à ce sujet, je vous invite à lire l’article qui traite du taux d’imposition pour les plus riches aux États-Unis durant la dernière grande période de croissance économique et l’âge d’or de la classe moyenne.

Il faut réduire les inégalités pour faire redémarrer l’économie

Tous les Québécois auraient intérêt à réduire les inégalités dans notre société, y compris les plus riches qui font partie du 1 %. En effet, si le Québec a réussi à traverser jusqu’à maintenant la grande récession qui a débuté en 2008 sans trop de mal, cela est dû en grande partie à son modèle économique plus redistributif qu’aux États-Unis, par exemple. À cet égard, un économiste du FMI a exprimé que « sauf à réduire les disparités de revenus, l’effondrement financier à venir est inévitable… l’égalité est la meilleure recette contre la crise ». Inutile de dire qu’un effondrement du système financier affecterait tout le monde, y compris les 1 % les plus riches.

Une entreprise qui fait des milliards peut-elle demander à ses employés de réduire leur salaire de 50 %?

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Le plein emploi est possible grâce à la totale précarité!Incroyable mais vrai! Caterpillar est une entreprise qui fait des milliards de profits et qui a demandé à ses employés de réduire leur salaire de 50 %! Ça s’est passé au Canada tout récemment.

Voici les détails de l’histoire:

  1. Fin 2011, Caterpillar a exigé au syndicat des 450 employés d’une usine en Ontario des réductions de salaire de 50 %!
  2. En janvier, Caterpillar a annoncé un bénéfice de près de 5 milliards $US pour 2011, le montant le plus élevé de ses 86 ans d’existence.
  3. Le chef de la direction de Caterpillar a reçu un salaire de 10,5 millions $US en 2011, soit le double du montant reçu l’année précédente.
  4. Face au refus du syndicat de réduire les salaires de 50%, Caterpillar a annoncé la fermeture de l’usine et a mis à pied ses 450 travailleurs.

Le président de Caterpillar exige de ses employés une réduction salariale de 50 % alors que son propre salaire est doublé à 10,5 millions de $US.

Le cas de Caterpillar est-il un cas isolé?

Beaucoup d’entreprises rentables disent à leurs employés qu’ils ne peuvent conserver leur emploi que s’ils acceptent de gagner moins. Voici quelques exemples récents, toutes des histoires sorties après le krach de 2008:

Entreprise Réductions demandées Rentabilité
Rio Tinto Alcan (Québec) Augmentation du nombre de sous-traitants de 10,7 % en 2010 à 27 % en 2012. Ces travailleurs ne reçoivent que la moitié des salaires de ceux qui sont syndiqués. Revenus au cours de la dernière année établis à 15,5 milliards $, battant des records de même que les attentes du marché.
Extra Foods, filiale de Loblaws Réduction des salaires de moitié. Chiffre d’affaires annuel de près de 40 milliards et annonce d’une hausse de 19,8% des profits trimestriels en novembre.
Resolute Forest Products (alias Abitibi Bowater) Coupure salariale de 10 $ de l’heure, perte des vacances payées et paiement de 180 $ par mois pour des rentes d’invalidité à court terme Résultat: une coupure salariale de 18 % l’année dernière. La compagnie n’est pas mal en point, elle achète présentement une autre entreprise pour 71,5 millions $.
Le géant minier Vale Concessions pour ramener sa production canadienne en ligne avec le reste de son réseau de production, la plupart duquel est dans des pays en développement. Les revenus ont doublé depuis l’an dernier pour atteindre 46,5 milliards $ en 2010.

Source: L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS)

Est-ce un nouveau phénomène?

Durant les 30 années qui ont suivi la Seconde Guerre Mondiale, la croissance des profits suivait la croissance économique. Depuis les années 1980, de plus en plus, la croissance des profits des entreprises vient des baisses des salaires et des impôts.

Le plancher salarial s’affaisse pour tout le monde mis à part l’élite, les 0,1 % les plus riches. Par exemple, la Metcalf Foundation a montré dans une étude que la proportion de petits salariés à Toronto a augmenté de 42 % de 2000 à 2005, alors que l’économie était encore en croissance.

Les entreprises font des profits faramineux, les patrons s’en mettent plein les poches alors que les travailleurs se font couper leur salaire ou perdent leur emploi

Les plus riches se tirent une balle dans le pied

Si tous les casse-couilles de la terre se donnent la main, ça va mal finir...Lorsqu’un entreprise réduit ses coûts en abaissant les salaires de ses travailleurs, elle augmente ses profits. Il s’agit d’un comportement raisonnable du point de vue financier.

Mais qu’arrive-t-il lorsque beaucoup d’entreprises abaissent les salaires de leurs travailleurs? Qui achètera les produits des entreprises? La production des entreprises augmente alors que les gens disposent de moins en moins d’argent pour acheter. Depuis une bonne vingtaine d’années, les banques ont répondu à ce problème en augmentant les facilités de crédit aux particuliers. Ce faisant, elle ont permis la consommation à crédit. Autrement dit, elles ont reporté le problème à plus tard, au moment où les gens seront trop endettés.

Qu’arrivera-t-il des profits des entreprises lorsque les gens seront trop endettés pour consommer davantage?

Image contrastante: condos de luxe et favelas à São Paulo au Brésil

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Inégalités: Condos de luxe et piscines privées avec vue sur favela à São Paulo au Brésil.

Favela à gauche: Ironiquement, cette favela est appelée Paraisópolis, ville du paradis. Y vivent entre 80 000 à 100 000 habitants. Il s’agit d’un des 612 bidonvilles de São Paulo.

Condos de luxe à droite: L’immeuble avec des piscines sur chaque balcon porte le nom de Paço dos Reis, le « Palais des Rois ».

Crédit photo: Tuca Vieira

Un graphique particulièrement clair sur les effets du néolibéralisme sur nos revenus

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Paul Krugman a présenté récemment un graphique fort intéressant. Ce graphique présente une comparaison entre le revenu médian des familles aux États-Unis et le produit intérieur brut (PIB) par habitant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

GDP per capita and median family income, 1947-2007

Revenu médian des familles versus le produit intérieur brut par habitant (PIB par habitant) depuis la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis

Nous pouvons constater le contraste entre la période des 30 glorieuses de l’après-guerre et les 30 années suivantes pendant lesquelles l’idéologie du néolibéralisme s’est installée dans nos sociétés:

  • Entre 1947 et 1977: le revenu des familles a doublé, tout comme le PIB par habitant.
  • Entre 1977 et 2007: le revenu des familles a augmenté d’environ 20%, en retrait par rapport à l’augmentation du PIB par habitant, principalement dû à l’augmentation de la part du 1% les plus riches.

Autrement dit, au cours des 30 premières années, la croissance économique engendrait une augmentation correspondante des revenus des familles. Durant les 30 années suivantes, 80% de la croissance économique a plutôt bénéficié aux plus riches.

Le pire dans tous ça c’est qu’une bonne partie de cette croissance économique est due à une augmentation des heures de travail!

Comment le libre-échange a-t-il rompu l’équilibre des pouvoirs en faveur des grandes entreprises?

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Des prostituées, représentants des gouvernements de pays du Sud, offrent leurs services à rabais aux entreprises…durant la nouvelle ère du libre-échange
Les pays sont en compétition pour attirer les entreprises
– Mexique: Vous pourrez polluer l’environnement
– Chine: Je ne coute pas cher et j’ai seulement 13 ans
– États-Unis: Je ferai n’importe quoi. SVP… j’ai besoin des emplois!
Au centre, l’homme au cigare représente les entreprises multinationales

Après la Seconde Guerre mondiale, un équilibre des pouvoirs s’était instauré entre les gouvernements, les entreprises et les travailleurs. Lorsque les entreprises faisaient de gros bénéfices, les syndicats en profitaient pour demander de meilleures conditions pour les travailleurs. De même, avec la croissance économique, les gouvernements imposaient des normes environnementales et sociales plus strictes. Bien sûr, les entreprises cherchaient toujours à augmenter leur productivité et à réduire leurs coûts. Les gouvernements, les entreprises et les travailleurs jouaient alors sur le même terrain, c’est-à-dire à l’intérieur des frontières de chaque pays.

Avec les traités de libre-échange, la balance du pouvoir a changé en faveur des grandes entreprises. Ces dernières peuvent désormais fabriquer leurs produits dans le pays de leur choix. Pour leur part, les gouvernements et les travailleurs restent « prisonniers » des frontières de leur pays respectifs (ou de leur continent dans le cas de l’Europe).

De nos jours, les entreprises dictent leurs conditions aux travailleurs sous la menace de délocalisation en Chine, en Europe de l’Est ou dans n’importe quel pays offrant des conditions plus favorables. Les gouvernements sont maintenant en compétition les uns avec les autres pour attirer et garder les entreprises sur leur territoire. Ainsi, ils se voient obligés d’offrir de meilleures subventions et conditions pour que les entreprises acceptent de s’installer dans leur pays.

Les travailleurs également se trouvent en compétition à l’échelle planétaire. Ceux des pays développés voient leurs salaires et leurs conditions de travail s’abaisser lorsqu’ils ne perdent pas tout simplement leur emploi. En contrepartie, les travailleurs dans les pays en développement ne reçoivent qu’une fraction des salaires autrefois payés aux salariés des pays développés.

Infographie: Combien de vos revenus avez-vous donnés aux 1%?

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Je viens de découvrir un article intéressant du magazine américain Mother Jones. Cet article rassemble une foule d’infographies sur le thème «How rich are the superrich?» aux États-Unis.

Combien de vos revenus avez-vous donné aux 1%?

Voici une infographie qui illustre bien le fait que les plus riches s’enrichissent au dépend de la classe moyenne et des pauvres. Pour en savoir davantage, je vous invite à lire l’article «Les plus riches s’enrichissent, ça change quoi pour nous?», qui exprime Pourquoi même les plus riches auraient intérêt à réduire les inégalités?

La richesse des plus riches provient de l'argent de la classe moyenne

La richesse des plus riches provient de l'argent de la classe moyenne

En-têtes:

  • Tranches de revenus
  • Total des gains et pertes sur le revenu annuel*
  • Moyenne des gains et pertes par ménage par année*

* En comparaison de ce que les revenues auraient été si tous les groupes de revenus avaient bénéficié du même taux de croissance entre 1979 et 2005, comme c’était le cas au cours des décennies précédentes.

Revenu moyen par famille selon le groupe de revenu

Voici une autre infographie qui présente le revenu moyen par famille selon le groupe de revenu:

Le revenu moyen de ceux qui font partie du 0,01% les plus riches aux États-Unis s'élève à 27 342 212 $ par an!
Le revenu moyen de ceux qui font partie du 0,01% les plus riches aux États-Unis s’élève à 27 342 212 $ par an!

Réduire les subventions aux garderies ou hausser les impôts des plus riches… que propose l’Institut économique de Montréal?

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L'institut économique de Montréal veut reduire les subventions aux garderiesCette semaine, l’Institut économique de Montréal a publié un article que nous pourrions succinctement résumer ainsi :

  • Bien qu’il soit beaucoup question d’augmenter les impôts des plus riches, il est «complètement irréaliste» de penser éliminer le déficit ainsi.
  • Pour parvenir à l’élimination du déficit, l’Institut économique de Montréal propose plutôt quatre mesures, dont une réduction des subventions aux garderies.

Peut-on régler le déficit en pigeant davantage dans les poches des plus riches ?

C’est la question posée par l’Institut économique de Montréal dans son article. Plus précisément, leurs auteurs (Michel Kelly-Gagnon et Youri Chassin) se demandent s’il est plausible de régler le déficit du Québec en taxant davantage les plus riches.

Le déficit budgétaire du Québec s’élève à 3,8 milliards de dollars. Selon l’Institut économique de Montréal, si nous voulions éliminer le déficit «en augmentant les impôts des contribuables québécois qui déclarent des revenus de 100 000 $ et plus, il faudrait hausser le taux maximal d’imposition provincial de 24 % à 43 %. Si l’on ajoute le taux d’imposition fédéral, ces contribuables devraient céder 64,7 % de leurs revenus de 100 000 $ à 128 800 $ — et 67,2 % au-delà de 128 800 $ — à ces deux ordres de gouvernement.» En d’autres mots, toujours d’après l’Institut économique de Montréal, il serait donc «complètement irréaliste» d’éliminer le déficit en augmentant les impôts des plus riches à 67,2 % pour les revenus au-delà de 128 800 $. Qu’en est-il réellement? Allons-y voir de plus près.

Aux États-Unis, la tranche supérieure des revenus des plus riches était imposée à 91 % jusqu’en 1964.

Graphique du taux d'imposition aux États-Unis depuis 1913

Je vous invite d’abord à lire mon article intitulé À combien étaient imposés les plus riches lorsque l’économie allait bien? À sa lecture, vous constaterez que ces taux d’imposition n’ont rien d’irréalistes. Au contraire! Durant la longue période de prospérité des années 1945 à 1980, les taux d’imposition des plus riches étaient plus élevés que le taux jugé «complètement irréaliste» par l’Institut économique de Montréal.

Aux yeux de l’Institut économique de Montréal, une hausse des impôts des plus riches qui serait «importante, mais réaliste» ferait passer le taux d’imposition de 48,2 % à… 50,6 % (!) pour les personnes ayant des revenus au-delà de 128 800 $. Qu’en pensez-vous?

Les propositions de l’institut économique de Montréal et leurs conséquences socioéconomiques

Propositions de l’Institut économique de Montréal Conséquences  socioéconomiques
Réduire de 1 milliard de dollars les subventions aux garderies  en ciblant l’aide financière selon les revenus des familles. Faire payer la classe moyenne au détriment des plus riches.
Réduire les subventions aux entreprises de 2,5 milliards. Réduire le pouvoir du gouvernement d’établir des politiques économiques qui favorisent certaines entreprises.
Éliminer les tracasseries administratives et les règlements désuets affligeant les entreprises. Éliminer certaines obligations que les entreprises doivent actuellement respecter.
Libéraliser le marché du travail. Donner davantage de pouvoir aux entreprises sur les travailleurs.

Où trouver l’article de l’Institut économique de Montréal?

J’ai reçu cette semaine le premier commentaire de l’école de pensée néolibérale de ce blogue qui, justement, affiche un lien vers l’article de l’Institut économique de Montréal.

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